Toulouse

oc24Considéré comme la plus belle, émouvante et réaliste déclaration d'amour d'un grand poète contemporain à sa ville natale, cette oeuvre composée en 1969 est maintenant consubstantielle à la Ville Rose et à son club de rugby phare, le Stade Toulousain, dont les succès l'ont faite retentir dans les grands stades européens et nationaux. C'est un des grands classiques français du XXe siècle.

 

Qu'il est loin mon pays,qu'il est loin
Parfois au fond de moi se ranime
L'eau verte du Canal du Midi
Et la brique rouge des Minimes

Ô mon "pays", Ô Toulouse, Ô Toulouse

Je reprends l'avenue vers l'école
Mon cartable est bourré de coups de poing
Ici, si tu cognes tu gagnes
Ici, même les mémés aiment la castagne

Ô mon "pays", Ô Toulouse

Un torrent de cailloux roule dans ton accent
Ta violence bouillonne jusque dans tes violettes
On se traite de cons à peine qu'on se traite
Il y a de l'orage dans l'air, et pourtant...

L'Eglise St Sernin illumine le soir
D'une fleur de corail que le soleil arrose
C'est peut-être pour ça, malgré ton rouge et noir,
C'est peut-être pour ça qu'on te dit "Ville Rose"

Je revois ton pavé, ô ma cité gasconne
Ton trottoir éventré sur les tuyaux du gaz
Est-ce l'Espagne en toi qui pousse un peu sa corne?
Ou serait-ce dans tes tripes une bulle de jazz?

Voici le Capitole, j'y arrête mes pas
Les ténors enrhumés tremblaient sous leurs ventouses
J'entends encore l'écho de la voix de Papa
C'était en ce temps là mon seul chanteur de blues

Aujourd'hui tes buildings grimpent haut, ôô
A Blagnac tes avions sont plus beaux
Si l'un, te ramène sur cette ville,
Pourrais-je encore y revoir ma pincée de tuiles?

Ô mon pays, Ô Toulouse,
ÔÔÔ TOULOUSE

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