Le "Tournoi des VI Nations" est la plus ancienne et vénérable parmi les compétitions internationales, celle qui a fait découvrir le "rugby" à des générations de français lors de retransmissions télévisées passionnées et épiques, animées par des commentateurs, tels Roger COUDERC, dont l'histoire radiotélévisuelle a retenu le nom comme autant de pionniers de talent,, au charisme, à la verve et à la chaleur humaine étonnantes, qui ont beaucoup oeuvré pour la popularisation de ce sport.


L'importance prise par cette épreuve se retrouve même dans la sémantique, puisqu'elle a enrichi le vocabulaire d'expressions entrées dans le langage courant et ennoblies par leur entrée au dictionnaire, notamment pour qualifier les victoires les plus heureuses ou les plus défaites les plus cruelles :

    • "Grand Chelem" :

Le "Grand Chelem" (de l'anglais Grand Slam) est le rêve absolu, puisqu'il signifie que l'équipe vainqueur du "Tournoi" a remporté les cinq matches qu'elle a disputé.

    • "La cuillere de bois":

La "cuillère de bois" (wooden spoon) est l'antithèse du "Grand Chelem", une humiliation puisqu'elle symbolise un trophée virtuel remis à l'équipe terminant à la dernière place.
 
Mais aussi de purs anglicismes, comme le "crunch", terme employé par les journalistes anglo-saxon pour désigner la rencontre entre l'Angleterre et la France, lorsqu'elle atteignait des états de tension paroxystiques, entretenus voire crées et manipulés par une certaine presse britannique (la fameuse presse de caniveau) qui pourrit son impressionnante diffusion de sexe, de sang et de larmes,  ne lésinant jamais quant aux moyens employés, fussent-ils illégaux, comme le démontrent ses démêlés actuels avec la Justice de son pays 

GESTION ET DIRECTION DE L'EPREUVE

Cette vénérable institution, créee en 1883, était traditionnellement pilotée par un "Comité des 6 Nations" où chaque Fédération engagée avait un nombre égal de représentants. Bien que très formalisée, cette institution qui n'avait aucune personnalité juridique ou financière, s'est révélée inadaptée après l'adoption du professionnalisme pour gérer les flux financiers importants générés, puisque aux droits de billetterie venaient s'ajouter les revenus publicitaires, le sponsoring et surtout les droits de retransmission télévisuels.
C'est pourquoi était fondée en 2004 une société commerciale de droit irlandais, la "RBS 6 NATIONS l.t.d", en charge de la préparation, de la gestion et de l'exécution des contrats commerciaux du "Tournoi", son Secrétaire Général, John Feenhan, étant en charge de passer et signer les contrats au nom de l'ensemble des fédérations.
Le "Comité des Nations" demeure toutefois ; il est composé de 12 membres, deux représentants désignés par chacune des fédérations participantes. Ce Comité élit en son sein son Président, actuellement le gallois David PICKERING.
Ce Comité définit toujours les grands choix de l'institution, détermine la politique et la stratégie qui seront suivies.
Mais la partie exécutive incombe désormais à la "RBS 6Nations l.t.d", dont le Secrétaire Générall, s'il n'a pas voix exécutive aux votes du Comité.  en assure l'exécution, de la préparation des contrats, leur signature, jusqu'à leur exécution effective et leur suivi. Pour mener à bien sa tâche, la société a un personnel permanent de sept personnes. Cette instance est donc en charge des aspects sportifs (organisation de l'épreuve), règlementaires (arbitrage, discipline), commerciaux et financiers.
Cette forme de gestion, moderne et  adaptée aux réalités économiques de son époque,  génère des bénéfices importants, qui sont reversés aux fédérations actionnaires : 75% des sommes générées vont, à part égale, aux six fédérations (donc, avantageant délibérément les fédérations les plus faibles économiquement, celles qui ont abandonné un championnat professionnel domestique pour resserrer leur élite dans quelques franchises engagées dans des compétitions internationales) ; 10% sont distribués corrélativement au nombre de clubs de chaque fédération ; les derniers 15% reviennent également aux fédérations, en fonction du classement sportif de leur équipe nationale dans le Tournoi.
Cette forme de gestion se révèle performante, voire indispensable pour certaines fédérations ; sur une période quadriennale (4 Tournois), on estime que cette épreuve génère trois fois plus de bénéfices que la Coupe du Monde (1 tous les quatre ans)

UNE HISTOIRE RICHE ET SOUMISE AUX CHAOS DE L'HISTOIRE

L'histoire de cette compétition débute dans le dernier quart du XIXe siècle, et des ouvrages sont nécessaires pour en retracer la complexité et les rebonds, peuplés de personnages extraordinaires qui en ont construit la légende et la gloire.
Car si le premier match entre nations opposa l'Angleterre à l'Ecosse en 1871, il fallut attendre 1884 pour que les quatre nations britanniques disputent un premier tournoi annuel, avant que ne surviennent des mésententes entre Fédérations (exclusion des anglais en 1888 et 1889, ne reprennent de 1890 à 1896, puis ne cessent à nouveau avec l'exclusion des gallois en 1897 et 1898.
L'étape suivante fut l'admission de la France lors du "Tournoi des V nations" 1910, jusqu'à ce qu'elle n'en soit implicitement exclue après l'agression d'un arbitre par les spectateurs mécontents lors d'un France-Ecosse 1913.
Après les années sombres de la Guerre 14-18, où bon nombre des pionniers tombèrent au feu, le "Tournoi" reprit en 1918 avec les 5 Nations rassemblées par leur fraternité d'armes.
La France sera à nouveau exclue en 1931, accusée de professionnalisme et de recrutement inter-clus, et admise à nouveau en 1939 ; le conflit mondial 39-45 marquera une longue parenthèse qui ne cessa qu'en 1947 avec la reprise de l'épreuve.
Lentement, au fil des ans et de son apprentissage, notre équipe se hisse en tête du classement, d'abord avec avec des victoires partagées en 1954 et 1955, avant de s'imposer seule en 1959 - 1961 - 1962 et 1963, partageant la victoire de 1960 avec l'Angleterre. C'est en 1968 qu'elle remporte son premier "Grand Chelem", le plus notable depuis étant celui de 1977 où elle remporte l'épreuve avec les 15 mêmes joueurs ayant disputé les quatre matches
En 1972, le "Tournoi" ne peut se dérouler complètement en raison du conflit religieux qui ensanglante l'Irlande du Nord et reprendra l'année suivante au prix de l'abandon des hymnes avant les matches auxquels participe l'Irlande, jusqu'en 1997.
Le dernier fait majeur est l'invitation de l'équipe de l'Italie dans le Tournoi 2000, qui prend alors le nom "Tournoi des VI Nations". Aucune modification majeure n'est attendue pour l'instant dans le nombre d'équipes participantes ni dansle formatage de cette épreuve toujours aussi attrayantes pour les spectateurs, bénéficiant d'une couverture télévisuelle exceptionnelle.
Avec l'apparition du professionnalisme, elle se nomme actuellement "RBS 6 NATIONS" car bénéficiant du sponsoring de BANQUE ROYALE d'ECOSSE.

ORGANISATION ET DEROULEMENT

Une entité indépendante, constituée de représentants de chacune des nations participantes, le COMITE DES SIX NATIONS, a la responsabilité de l'organisation, du déroulement et de la discipline de l'épreuve , ainsi que de ses droits commerciaux (notamment les droits de transmission TV)

L'organisation et les règles de l'épreuve sont simples :

  1. Elle a un format annuel et se déroule en hiver sur sept semaines, de fin Janvier jusqu'à la mi- Mars.
  2. Chaque équipe rencontre une fois ses cinq adversaires, avec avantage du terrain une année sur l'autre..
  3. L'attribution des points en fonction du résultat de la rencontre est le suivant :

    victoire : 4 points
    match nul ; 2 points
    défaite : 0 point
    bonus offensif : 4 essais marqués 1 point
    bonus défensif : défaite avec écart maximal de 7 points ou moins 1 point
  4. Lorsque tous les matchs sont joués, l'équipe qui obtient le plus de points au classement final de l'épreuve est déclarée vainqueur du Tournoi.

Jusqu'en 1994, les équipes arrivant en tête à égalité de points se partageaient le trophée. Mais depuis cette date, la règle a été modifiée afin qu'il n'y ait qu'un seul vainqueur : En cas dégalité de points, le classement des équipes ex-aequo à la première place est déterminé par la différence entre les points marqués et les points concédés par chacun sur lensemble du tournoi.. C'est évidemment celui dont le différentiel est le plus important, qui a marqué le plus de points et en a encaissé le moins, qui remporte l'épreuve.
En cas de nouvelle égalité, avantage sera donné au club ayant marqué le plus grand nombre d'essais.
L'hypothèse d'une nouvelle égalité, possible, n'a pas été posée et ne s'est jamais produite ; le football l'a fait, puisqu'il est prévu dans le Championnat de Ligue 1 en France par exemple, que c'est le résultat cumulé des deux rencontres entres les clubs classés premiers qui désigne le vainqueur. Mais certainement l'absence d'une formule en matches  aller-retour, qui avantagerait l'équipe recevante justifie la non adoption de cette règle par le règlement du Tournoi.

 

LES TROPHEES

D'autres trophées annuels traditionnels, qui trouvent en général leur origine ancrée aux débuts de la compétition, sont disputés lors de la rencontre traditionnelle qui oppose deux nations :

 

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